08/10/2011, 9 H30 : Départ de Gibraltar pour Tanger soit la remontée du détroit.
20 nds de vent, vent arrière, voiles en ciseau, génois tangonné… Il va falloir s’y habituer maintenant car c’est la quotidien des alizés !
16 H : Arrivée à Tanger. Le port de plaisance est minuscule et huit voiliers sont déjà à couple (les uns à coté des autres) : « Ca ne va pas être facile de trouver un place ! »
La marina de Tanger me le confirme par VHF : le port est complet !
Il n’y a pas de mouillages aux alentours et le port le plus proche est Tarifa mais c’est plutot un port de peche.
J’ai pris la météo la veille pour Madére : les vents sont portant, soutenus le 1er jour puis mollissent.
J’ai de l’eau, des pâtes, du riz et du gazoil… faut se décider, c’est parti pour Madére !
J’avoue que ce départ un peu précipité (mais dans de bonnes conditions) pour 5 jours de nav m’a tout d’abord un peu déconcerté !
Puis après quelques heures, une fois les voiles établies et les repas sortis des coffres, il faut se faire une raison, c'est bien parti !
598 mn entre Gibraltar et Porto Santo, effectués en 4 jours et 13 heures, quasiment en ligne droite.La traversée s’est divisée en 3 temps, en fonction de la météo :
- - le 1/3 était dans la continuité du détroit de Gibraltar, ce qui m’a permis de faire des pointes à 8 nds et des surfs à 11.
- - lLe 2/3 était moins sportif avec une belle pétolle molle (pas de vent), 30 heures de moteur. Donc électricité à volonté : frigo, lumières, radio, ordinateur… « Versailles ! »
- - le dernier 1/3, 10 nds de vent au prés bon plein avec toute la toile sortie… « tranquille… »
Pause thé-spéculoos à 4 heures. Remarquez comme je suis resté très « firm » même en pleine mer !
Daphné voulait voir ma « bouille » : pour le moment je garde les lunettes car mon oncle m’indiquait que j’avais des « petits yeux » (et oui, réveille toutes les 20, 40 minutes pendant 5 nuits) !
Cette nav s’est donc bien passée, à noter quelques points significatifs (comme je le disais il y a encore quelques semaines !) :
> Le réveil du deuxieme jour a été un peu bruyant. Un flotteur de casier avec un bout était pris dans le safran (certainement à la dérive car le bateau était au dessus de fosses abyssales = 4000 metres de profondeur : il ne doit pas y avoir beaucoup de casier à cet endroit !). Je mets le bateau à la cape (Voile d’avant à contre et Grand Voile en drapeau déventée par le génois) pour l’immobiliser. Le temps d’enfiler un gilet et de prendre la gaffe, le tout avait disparu : pas de casse, plus de peur que de mal ! J’ai ecouté s’il y avait des bruits suspects un moment puis suis allé me recoucher.
> J’ai croisé très peu de cargos sur cette route : j’ai donc navigué avec juste le Mer-Veille qui a très peu sonné.
> Premier poisson volant retrouvé sur le pont au petit matin (je ne l’enverrai pas à YCH…) : ça commene à sentir le sud !
…et le 12 à 17 h, après 4 jours d’horizon plat, les hauteurs de Porto Santo sont apparus : quel bonheur !



