Après la vérification du bateau, le principal point à contrôler avant le départ est la météo. Divers documents sont disponibles gratuitement sur internet : le plus pertinent pour une navigation loin des cotes me semble être le fichier Grib. Ce sont des cartes présentant les vents (direction et force) sur plusieurs jours. Celles-ci sont relativement simples à lire.
Il faut néanmoins faire attention à leur interprétation car elles résultent de modèles mathématiques sans retraitement. La vitesse de déplacement des masses d'air peut être plus ou moins rapide et la force du vent peut être plus ou moins importante.
Il faut néanmoins faire attention à leur interprétation car elles résultent de modèles mathématiques sans retraitement. La vitesse de déplacement des masses d'air peut être plus ou moins rapide et la force du vent peut être plus ou moins importante.
Les flèches donnent la direction du vent et sa force : plus les fléches sont rouges-orangés plus il y a de vent.
L’intérêt des fichiers Grib est qu’ils sont de petite taille. Il est possible de les télécharger n’importe où en mer avec le téléphone satellitaire, de manière assez rapide.
Au vu de la météo entre Madère et Les Canaries, c’est ce que je ferai pour m’assurer que la dépression ne descend pas plus sur Les Canaries !
Cartes du 03/11/2011 à 12h.
J’ai été particulièrement « gaté » durant cette nav de 250 mn car le vent est resté constant, 20 nds, avec sous les grains 30 à 34 nds de vents (force 7), le tout avec une belle houle de 3 à 4 mètres. La carte ci-dessus représente assez bien la météo que j’ai eu sur les 2 jours de navigation (au détail près que je suis parti avant l’arrivée du creux de la dépression = 30, 35 nds = flèches rouges avec 3 ergots).J’ai navigué grand largue avec 2 voire 3 ris dans la GV et le foc pendant 30 heures (sur 48 h). Foc que j’ai affalé et remplacé par le génois, trop tôt, puisque je me suis fait cueillir au petit matin en arrivant sur Les Canaries par un grain (34 nds de vent) : ça souffle !
Le génois qui était, néanmoins, très largement enroulé, s’est entièrement déroulé. Le temps que je réagisse à la situation, (sous le grain, j’étais au sec dans le bateau fermé), les écoutes du génois se sont emmêlées.
J’ai eu le plus grand mal à enrouler le génois qui avait fait une "poche". J’ai du passer devant pour démêler les écoutes (attaché bien sûr !).
C’est une situation très inconfortable : Les voiles claquent, fait souffrir le gréement et son c’ptain. Le bateau n’est plus manœuvrant.
L’opération terminée, j’ai pu profiter des splendides paysages que Les Canaries m’offraient :
Arrivée aux Canaries sous régulateur d'allure
J’ai jeté l’ancre à Graciosa (petite ile au nord de Lanzarote) : contraste, une fois de plus, saisissant avec
Madére.
"La rue principale !"
Et retrouvaille avec Johanne et Matthieu sur Nuages que j’avais rencontré à Arzal lors de la préparation de nos bateaux cet été. Ils ont choisi un autre itinéraire en descendant par la côte Marocaine : échanges sur nos aventures autour d’un bon dîner à leur bord !
En partant de Madère, je m’attendais à cette métèo. Cela m’a permis de tester sur deux jours, une dernière fois le bateau (et son c’ptain) dans des conditions probablement comparables à celle de la traversée de l’Atlantique.
Bilan concluant et rassurant !


