samedi 10 décembre 2011

10/12/2011 : La Gomera

Une des particularités en terme de navigation dans l’archipel des Canaries est le phénomène d’accélération des vents. Au sud-est et sud-ouest de quasiment toutes les îles on trouve des zones d’accélération des vents de nord-est (principal vent en cette saison). Dans ces zones, le vent peut augmenter de 10 à 15 nds.


Pendant la nav entre Santa Cruz de Tenerife (au Nord est de Tenerife) et la marina de San Sebastian (à l’est de la Gomera), j’ai donc pu profiter, à partir de la Montana Roja de cette augmentation du vent : tant mieux, le vent établi à 5 nds est passé à 18 nds. J’étais sous spie plein vent arrière, le bateau était bien plat, bien équilibré : j’ai donc « joué » un peu en gardant le spie jusqu’à 18 nds… c’est l’affalage qui a été un peu plus laborieux. Celui ci n’a pas été très académique, puisque le spie a fini à l’eau après s’être enroulé autour de l’étai : un peu sport mais sans casse !

Il va falloir que je me méfie un peu si je veux rentrer avec un spie en un seul morceau : le spie doit avoir l’age du bateau ! ! !

  
Naviguer dans les zones d’accélération devient beaucoup moins sympathiques lorsqu’on passe de 15 nds à 30 nds et qu’on est au près serré… Entre le mouillage à l’ouest de la Gomera (Valle Gran Rey) et le port à l’est de La Palma, j’ai du faire demi tour : 20, 25 nds établi, plus de 30 nds dans les rafales au pres serré avec 3 ris dans la GV et 1 ris dans le foc, cela a fini par ne plus m’amuser du tout !

A La Gomera, j’ai retrouvé Johanne et Mathieu qui ont pris un peu de retard (Johanne ayant été victime d’une attaque de sandow et d’une tasse de thé bouillante… après quelques jours de soins, ça va mieux !).


Nous avons assisté à la préparation et au départ de l’« Atlantic Challenge » : traversée à la rame de l’Atlantique en solo, à 2 (en couple !), 3,… 6 sur des embarcations de 7, 8 mètres !
Départ très impressionnant et émouvant pour ces rameurs partis pour au minimum 40 jours (soit le double qu’en voilier) jusqu’à 90 jours. La sécurité est assuré par un voilier.
Sur les pontons, les « voileux » étaient unanimes : « Chapeau bas les rameurs ! ! ! »


                                                                     Emotion encore plus forte au départ du bateau des handicapés

Et comme à notre habitude, nous avons découvert La Gomera en randonnant :





 

Le vent annoncé pour la prochaine semaine étant toujours du Nord Est entre 15 et 20 nds (soit 30 dans la zone d’accélération), sauf amélioration, je resterai encore quelques jours au mouillage bien abrité à l'ouest de La Gomera et partirai ensuite à Gran Canaria pour récupérer mon avion : tant pis pour la visite de La Palma qui semblait une île superbe = :(



















Mouillage de la Valle Gran Rey                                                                                  Port de la Valle Gran Rey



Art culinaire :

Après l’apprentissage par Johanne des maquis, avec bien entendu le fruit de notre peche, j’ai testé le carpaccio de bonite : Lever les filets de la bonite fraîchement péchée, un zeste de citron, un filet d’huile d’olives, saler, poivrer… attendre et déguster !


Seul petit problème technique de ces derniers jours est une cote douloureuse (à droite) que j’ai du me « froisser » (je ne sais comment d’ailleurs). J’ai collé une bande dessus, mais il n’y pas grand chose à faire, à part attendre… et éviter les efforts : pratique en bateau ! ! !