Même appuyé au moteur, j’ai eu le plus grand mal à remonter au vent. Ci contre, le tracé de ma nav , voyez le nombres de changements de bords et surtout le peu de gain au vent : chaque zigzag correspond approximativement à un grain. Sous les grains, comme à leur habitude, le vent monte et change de direction. Cela implique d’adapter la toile et de modifier le cap.
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| Les cercles jaunes représentent les phares : inexistant !!! |
Charlotteville : paisible petit village de pécheurs au nord de Tobago, loin de la masse touristique.
Les habitants de Charlotteville, même si, par nature (manifestement) ne sont pas très souriants, sont accueillants et tranquilles. Il faut bien dire qu’une bonne odeur d’ « herbe » embaume les rues. Malgré l’inscription au dessus du terrain de football, écrit en lettre majuscule de 3 metres de haut : « Said no to drog ! »
Manifestement, l’herbe du coin n’est pas vraiment considérée comme de la drogue ! une différence culturelle avec l’Europe, probablement !!! Bob est ici la seconde religion !![]() |
| Il y a un Rush à Tobago !!! |
Le 4 mars au matin, après avoir négocié avec un pécheur contre une bouteille de vin et 200 TT (27 EUR), j’embarque à 6 heures pour une « découverte » de la pêche locale sur « I GET DREAMS »,tout un programme.
L’embarcation mesure environ 6 ou 7 mètres, est muni d’un hors-bord de 40 CV et de deux cannes en bambou de 5 mètres, placées de chaque coté. Plus deux lignes trainées derrière, le bateau est donc armé de 4 lignes au total.
L’expérience était saisissante : nous avons tiré des bords entre des ilots dans une mer formée : jolies surfs… Il fallait vraiment avoir totalement confiance dans le pécheur car les vagues devaient bien mesurer 3 à 4 mètres. Au raz de l’eau, ce n’était pas toujours rassurant « Enfin il fait cela tous les jours, il connait son job ! »
J’en ai profité pour « capitaliser » la technique de peche : 3 leurres (poulpes en plastique multicolores) sont enfilés sur un câble de 10 mètres de long devant un hameçon, le tout est trainé à 60 m derrière le bateau… et les 4 lignes ne s’emmêlent jamais !!!
Avec la technique, les leurres donnés par le pecheur et l’adresse (de Thierry ) d’un magasin de matériels de peche bon marché à Saint Georges (à Grenada)… je devrais remonter du poisson… enfin ne nous emballons pas…
Bilan de la peche : 3 dorades dont une pour moi…
Opération « économie de bout de chandelle » :
A chaque nouveau pays, il est obligatoire de hisser sous les barres de flèches tribord le pavillon du pays qui nous accueille (pavillon de courtoisie). Cela commence à être un véritable budget : 15, 20, 25 eur le pavillon. J’ai donc trouvé, un peu par hasard, qu’il était possible d'acheter des drapeaux dans les boutiques de souvenirs pour 3, 4 ou 5 fois moins chers : évidemment, ils sont moins solides, mais pour quelques jours, ceux-ci jouent très bien leur rôle !
Dernier problème technique :
En rentrant un soir en annexe (bateau gonflable à moteur), j’ai heurté… je ne sais quoi, car au milieu de la baie de Charlotteville, il n’y a pas de haut fonds. Je pense que c’était probablement une tortue (c’est toujours plus exotique qu’un morceau de bois ou un bidon en plastique entre deux eaux…)
Moral de l’histoire, l’axe de l’hélice qui sert de fusible a cassé.
Il ne me reste qu’un seul axe d’hélice en « stock »… cela va donc être la course (avant la prochaine casse) pour trouver cette pièce, d’autant plus que Suzuki ne semble pas vraiment représenté aux Antilles, à voir !
Mikaela (co-équipière suisse rencontrée à Trinidad) a pris place à bord pour la prochaine destination : Grenada.
Nous retarderons notre départ de deux jours. En effet, ayant mal compris le douanier, je dois repasser au bureau de l’immigration. Et, en dehors des heures d’ouvertures et le week-end, il faut payer « les heures sup. ». Nous attendrons donc, lundi 5 mars pour appareiller.









