jeudi 24 mai 2012

20/05/2012 : BVI-USVI



15/05/2012 - Visite de Salt Island :

Marais salants de Salt Island
Son nom provient d’un petit marais salant, il y a bien longtemps exploité. L’ile n’est aujourd’hui utilisée que par quelques pécheurs de temps à autre. Il n’y reste donc que quelques baraquements défraichis voire délabrés. Les seuls habitants sont quelques chèvres qui crapahutent…



Mon genoux ayant doublé de volume après me l’être cogné (difficile de le plier), je gagne le mouillage de Soper’s Hole à l’extrême ouest de Tortola : le mouillage est bondé et les bouées payantes (25 USD la bouée, comparativement c’est le prix d’une place de port en Bretagne avec eau, électricité et sanitaires…).

Direction Road Harbour en longeant la cote sud de Tortola.

Road Town est une « vraie ville habitée » (et non un « resort village » pour les touristes) avec tous les commerces nécessaires… et une pharmacie et/ou un médecin.
« Eclaté » par cette dernière nav au pres, je m’y reprends à trois fois pour mouiller mon ancre et me couche fiévreux…
J’y resterai trois jours au calme pour reposer mon genou…

18/05/2012 - Rencontre dérapante avec des canadiens :

Au mouillage de Road Harbour (Sud de Tortola – BVI), après l’heure du déjeuné, je remarque que le voilier derrière moi, une belle unité de 40 pieds canadiennes (Nanooka), n’est pas orientée comme les autres bateaux (face au vent) : celui-ci est travers en vent. Et il semble bien proche des deux bateaux à couple sur bouée. Je vais donc voir de plus près en annexe ce qu’il en est, et effectivement, il a dérapé sur son ancre et a été stoppé dans les amarres des deux bateaux.
Personne à bord, je demande de l’aide aux autres voiliers sur le mouillage et pars au restaurant de la marina, pour retrouver (avec un peu de chance) les propriétaires canadiens. Seules quelques tables sont occupées et à ma seconde demande, à la table d’à côté, une tête se léve, le proprio : Daniel !
Pendant ce temps là, deux annexes écartaient Nanooka des bouées.
Rapidement, le moteur est allumé, l’ancre remonté et Nanooka va mouiller un peu plus loin…

Le lendemain soir, Daniel et Branda me reçoivent à leur bord pour me remercier. Ils viennent du Canada (« évidemment !») et me renseignent sur les ports et les mouillages à voir (au Canada) et « Porto Rico a peu d’intérêt, mais la République Dominicaine m’hérite que l’on s’y arrete… par contre Haiti est fortement déconseillé : les eaux sont infestées de pirates !! »
Daniel me donnera une douzaine de cartes papiers de New York à Québec par les canaux : un joli cadeau !
Si Daniel parle très bien le français avec un bel accent, sa femme le parle peu ; je parlerai donc un maximum en anglais ; Daniel étant là pour traduire de temps en temps…

Enfin, pour les Rushmen, Daniel en fin connaisseur, admirait la ligne du Rush : plan Ron Holland ; architecte naval bien connu au Canada. Il connait aussi la version canadienne du Rush...
 (« Wahou !!! » comme y dit… )


19 et 20 mai 2012 - Démarches administratives pour entrer sur le territoire américain (sans visa et en voilier)  et visite de Saint John :




Comme d’habitude, beaucoup de choses sont dites sur internet : tout et son contraire…
J’ai néanmoins trouvé sur le blog du site STW, un voilier ayant fait la démarche en mars 2012 et que j’ai appliqué :

1) Muni d’un visa biométrique à jour, télécharger sur le site officiel un Esta (pour 14 USD). Simple, rapide, l’autorisation est accordée par retour de mail.

L’Esta est une procédure allégée (par rapport au Visa) permettant d‘entrer sur le territoire américain, pour une période temporaire de 3 mois, via une liaison maritime ou aérienne. L’idée de l'administration américaine est que les compagnies aériennes et maritimes (référencées) prennent à leur charge le rapatriement du voyageur en cas de problèmes.

2) Prendre le ferry de Tortola (BVI) pour Saint John (USVI).
Au bureau des douanes et de l’immigration, en présentant le passeport et l’Esta (et après la prise des empreintes digitales et une petite photo), le passeport est tamponné : autorisation de circuler sur le territoire américain jusqu’au 20 aout 2012 ; « Yes ! »

3) Le lendemain, j’arrive à Saint John en voilier. Après quelques questions sur mes intentions de voyages sur le territoire américain, mon passeport reçoit le même tampon que la veille « Autorisation jusqu’au 20 aout ».



La douanière très sympathique (me faisant même une petite blague au passage) me confirme au vu de mon interrogation qu’il est obligatoire de faire la démarche précédente (2) sous peine d’une amende de 500 USD.

4) Reste une étape administrative à franchir : acheter un « cruising permit » qui autorise le navire à circuler dans les eaux US. Permit à récupérer à Culebra (ile à l’ouest de Porto Rico rattaché aux US).


Vsite de Saint Thomas :


Mon genou se remet doucement… en attendant le départ pour Culebra, Porto Santo et la République Dominicaine…


NEW :

Un nouvel onglet "Itiniraire de Misaki-Xi" dans la rubrique "Position du bateau"
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