Max, Charlotte, (équipage de Sirius) sa mère (Sylvie) et son ami (Jean Philippe) m’ont rejoint à Tadoussac pour remonter la rivière Sagueney : véritable fiord entre Tadoussac et Chicoutimi. L’objectif de la ballade est d’aller à Baie Eternité pour observer les rorquals, bélugas, phoques… Cette nav. initiatique pour Sylvie ne sera pas sans surprise…
De Tadoussac à l’Ile Saint Louis nous pourrons observer de
loin, et sous le soleil quelques bélugas et voir de très loin la respiration et les dos de quelques rorquals (mammifères
de 7 à 8 mètres).
Petite déconvenue dès le lendemain lorsque nous découvrons que la bouteille de gaz est vide… fini café, thé et repas chauds… (Précisons que la température est d’environ 8° dans la journée et bien moins la nuit…) Au départ de Tadoussac, la bouteille de gaz présentait 75 bar. : erreur du mano ou sur conso à 5 ???
Seconde déconvenue en arrivant dans la Baie Eternité : la saison de la plaisance est maintenant terminée, les bouées ont été retirées… « pas de problème, on jette l’ancre ! »
Mais le Sagueney est un fiord encaissé entre des falaises
abruptes et franches : les profondeurs passent donc de 250 à 150 puis 50
mètres jusqu’à quelques mètres très près du bord…
L’ancre sera mouillée dans 20 m d’eau et une aussière sera
tirée à terre (autour d’un arbre). Malgré la table des marées, nous
surveillerons la hauteur d’eau jusqu’à la basse mer et « jouerons » avec
l’ancrage pour avancer le bateau afin de ne pas talonner…
Sans propane donc, repas froid avec les boites trouvés dans
les fonds du bateau… pour nous réchauffer, nous improviserons une boite de nuit
à bord de Misaki : radio à fond et lampes de poche (en mode stroboscope)
feront office de lumière… « cette nuit-là, ce ne sont pas les voisins qui
seront dérangés par le bruit… »
Le temps se couvre et le vent, très variable, dans le
Sagueney est Sud-Est : nous tirerons des bords jusqu’à l’anse Saint Jean
pour déjeuner au chaud.
Idem, les pontons ont été retirés… mais nous pourrons
accoster au quai des navettes !
Nous rencontrons le même problème au mouillage de l’anse
Gagnon, mais pour varier les plaisirs, cette fois-ci, le bateau sera mouillé
sur deux ancres (une à l’avant et l’autre à l’arrière)…
Quelques phoques curieux viendront d’ailleurs observer la
manœuvre.
Néanmoins, cela en valait la peine, les paysages de la
rivière Sagueney (et plus particulièrement de la baie Eternité) sont
« féériques » : autant sous le soleil que sous un « plafond
nuageux très bas ».
Les photos sont de Sirius… merci… ainsi que pour leur
visite…
