mardi 20 septembre 2011

17/09/2011 : Des Iles Cies à Cascais

Les Iles Cies étaient appelés « iles des Dieux » par les romains. Et c’est vrai, c’est très beau, je vous laisse juger :







Départ le 16 à 9 heures des Cies pour Cascais : 230 mn soit environ 30 heures. Le vent est annoncé N puis NNO entre 15 et 20 nds.
Les premières heures ont été sous spi et sous escorte :




















La météo était constante ce qui m’a permis de faire du 6,5 nds de moyenne sur 30 heures avec une moyenne de 8 nds sur une tranche de 3 heures (probablement avec un courant favorable !).


Le jour, j’étais vent arrière, les voiles en ciseau. Le régulateur d’allure n’est pas assez réactif à cette allure dans la houle. C’était prévisible, le pilote automatique a parfaitement géré la situation. L’éolienne (Rutland 913) et le panneau solaire (80 W) produisent suffisamment d’énergie pour alimenter le pilote (très consommateur à cette allure) et les différents instruments de navigation.







Le pilote automatique (SPX5) est un vérin électrique directement relié à la barre franche. Un ordinateur de bord (+ compas) indique au vérin le cap à conserver.



La nuit, pour m’écarter de la coté et rencontrer moins de pecheurs, j’étais grand-largue tribord amure : allure plus confortable d’ailleurs ! J’ai néanmoins peu dormi car de nombreux cargos et pecheurs longent les cotés portugaises.

Arrivé à 20 heures à la Marina des Cascais : les derniers heures furent un peu sportive avec un vent bien établi à 25 nds et des rafales à 30.

A l'arrivée dans un port, il suffit de s'annoncer à la VHF sur le canal 9 (voir le pilote cotier = guide du marin) pour demander une place. Le responsable du port place les bateaux en fonction de son tirant d'eau, de sa taille et des disponibilités. Si un port est saturé, celui-ci peut vous refuser (sauf s'il y a un danger à rester à l'extérieur !).


Lors de l’atterrissage pour la première fois dans un pays, il faut envoyer sous la barre de flèche tribord le pavillon national du pays dans lequel on entre. Dans les pays hors CE, il faut, en plus envoyer le pavillon Q (pavillon jaune) pour indiquer que les membres de l'équipage n'ont pas établi les documents douaniers. 

Pour la voie d’eau, j’ai testé :
- les vides-vite du cockpit extérieur : RAS
- la ligne d’échappement du moteur : RAS
- les boulons qui tiennent le régulateur dans la jupe arrière : RAS
- le rail de fargue (jonction coque-pont) à l’arrière du bateau : RAS
et j’ai resserré le presse étoupe : peut être n’est ce que cela !
L’eau de mer peut elle remonté par le puit de la mèche de safran, avec la bague inférieur, j'en doute mais à surveiller.

Si des rushmans ont déjà rencontré ce problème au portant, n’hésitez à me l’indiquer. Affaire à suivre…

La poulie du lazy-jack a été re-rivetée au dessus des barres de flèches. Un compatriote a pu m’assurer pendant la « manœuvre » et heureusement car en haut j’ai eu quelques rafales de vent !